Un projet
    pédagogique 
           et créatif
         à l’initiative
      du collège Saint         Joseph                        de           
 
          Beaumont de Lomagne 

Année scolaire 2019 / 2020

 réalisé
    par les élèves de quatrième 
D’après le livre
   Litaniques: (poésie-parade)
       de jacques Rebotier
           Édition L’arbalete Gallimard
Un projet
    pédagogique 
           et créatif
         à l’initiative
      du collège Saint         Joseph                        de           
 
          Beaumont de Lomagne 

Année scolaire 2019 / 2020

 réalisé
    par les élèves de quatrième 
D’après le livre
   Litaniques: (poésie-parade)
       de jacques Rebotier
           Édition L’arbalete Gallimard
Un projet
  pédagogique 
      et créatif
       à l’initiative
     du collège   Saint Joseph      de Beaumont de Lomagne 

Année scolaire 2019 / 2020

 réalisé  par les       élèves  de              quatrième 
 D’après le livre
       Litaniques:          (poésie-parade)
         de jacques             Rebotier
              Édition
       L’arbalete Gallimard

Année scolaire 2019 / 2020

Un projet
    pédagogique 
           et créatif
         à l’initiative
      du collège Saint         Joseph           de    Beaumont de Lomagne 
 réalisé
    par les élèves de quatrième 
D’après le livre
   Litaniques: (poésie-parade)
       de jacques Rebotier
           Édition L’arbalete Gallimard

Dire l’amour. Comment dire l’amour ? Pourquoi dire l’amour ? Parler d’amour. Parler de l’amour. Tomber en amour. Dire j’aime. Dire je t’aime. Déclarer son amour. Déclarer la guerre. Déclarer l’amour…
Questionner les combinaisons de cette phrase étrange, jusqu’à la perte du sens puis son retour. Autrement. Réinvestir les mots. Leur donner une nouvelle densité. Une nouvelle pesanteur

C’est le travail que nous avons fait en quatrième cette année.
Pour nous aider, Jacques Rebotier. Qui nous dit et redit sa Litanie du coup de la foudre, l’amour dans son émergence et l’impossibilité de la nommer, de la circonscrire, dans son ressassement. L’amour et sa perte, sa diminution, son ressac, jusqu’à la dernière syllabe qui n’est même plus un mot…
Les élèves ont découvert l’impuissance du langage, son naufrage, dans les poèmes de cet artiste-funambule, fil tendu entre la dérision et la mélancolie. De cette explosion, cette fragmentation, de ces phrases tronquées, inachevées… ils ont fait des objets, qui mettent en abyme cette explosion, cette fragmentation, l’amour qui se tisse, qui se coud, puis se découd, guirlande de sentiments, mobile aérien du pour toujours ou du plus jamais. L’amour qui ne tient qu’à un fil…

 

La mise en quarantaine n’aura pas raison des élans poétiques. Elle devient souffle, elle devient envol.

 

Par les 4e a, b et c sous la direction d’Elvire Curtet

Litanie du coup de la foudre
 
1. je…
2 c’est lui !
3 j’en suis sûr
4 c’est lui, c’est lui
5 aussitôt j’ai su
6 à l’instant même où il
7 mon sang a fait son grand tour
8 à l’instant même où je l’ai vu
9 dès que je vous ai vu, tu m’as plu
10 dès qu’il m’a regardé, je n’ai plus pu
11 dès ce moment je n’ai eu de cesse de
12 il a suffi que vous, il a fallu que tu
oui…
13 mon cœur l’a reconnu au premier coup de son œil
14 c’était en bas, dans la rue, chez des amis, au café
il pleuvait
15 son âme tout entière vaut le regard, détour, voyage
16 je vous aime depuis que je vous ai vu avec vos cheveux
17 je vous aime depuis que tous ces yeux que vous m’avez balancés
18 je vous aime pour cette façon dont vous m’avez dit je vous aime
19 je vous aime sur mon coeur, sans les mains, sous les pieds, plus si affinités
20 je vous aime pour c’est comme si nous nous étions toujours déjà rencontrés
21 dès qu’il est apparu, tout de suite il m’a sauté aux yeux et il m’a fait les poches
22 je vous aime pour ce moi qui m’aimais toi qui m’aimais et nous qui n’avons vu que nous
23 j’aime votre tête, j’aime votre bec, et les plumes, et les ongles, j’aime ton tronc
24 à l’instant où, sitôt que, aussitôt que, dès cet instant dorénavant ( c’est pas ça du tout)
25 je vous aime pour ma gorge s’est renouée, mon sang n’a fait qu’un, mes veines sont devenue bleues
26 vous m’avez donné le goût des larmes, des chaudes larmes, du sel dans la bouche, du petit salé
27 je vous aime pour tout ce sang que vous avez retourné jusqu’à ce que mon plus grand silence apparaisse
28 c’était chez des organes, il pleuvait, c’était au café, dans une salle d’attente, c’était, c’était là
29 quand je pense que je nous attendais depuis tant de temps, depuis tout le temps, depuis tout de suite, depuis là
30 pour ma sécurité ne tentez pas de monter en voiture au moment de ma fermeture et du chant du départ
31 pour votre félicité entrez sur vos mains courantes en marchant dans ma vie essuyez-vous les pieds (c’est pas ça non plus)
non…
32 pour ce qu’avant de quoi je n’existais pas, je ne vivais pas, je n’existais pas auparavant, je n’existais pas vraiment
(non, non vous ne pouvez pas dire cela Rosalie)
33 je ne pense qu’à vous, je ne mange plus, je ne dors plus, je ne pense plus, je ne pense qu’à nous, je ne pense plus qu’à moi
34 quand je pense, que je pense que vous (pensez-vous…)quand j’y pense, je me rappelle tant de choses, mais je n’y pense pas souvent.
Litanie du désamour
 
42 c’est à ce moment que tu ne m’as pas vu, il faisait grand soleil, nous avons alors senti très bien que rien ne va, que rien n’allait, que rien allait nous arriver
41 tout de suite, je me suis dit : fini c’est fini, les motos roulent, les mots parlent, les arbres s’arrêtent, les bicyclettes se regardent : c’est bien fini
40 déjà hier, nous n’étions plus très vivants, tu sentais bien un peu le renfermé, nous n’étions pas si vivants que ça, on sentait bien que ce n’était pas ça
39 c’était, c’aurait pu être dans un train, dans un rêve, au restaurant, sur le sable d’un nuage, sur un trajet de non-retour, c’était, c’était nous
38 déjà je ne te disais plus rien, tu ne me disais plus tu, sans doute avions-nous déjà depuis un long temps cessé de nous voir venir, tu disais ?
37 tu m’avais dit : je vais voir et je reviens tu vas voir, je vais voir ce que je peux faire, ne bouge pas voyons je vais voir et je reviens, viens !
36 c’était en traversant la rue tu allais chercher quatorze cigarettes c’est fou les risques qu’on peut se prendre pour quelques cigarettes !
35 écoute bien : la nuit est grave, la nuit nous ment, la nuit dangereuse ment comme elle respire à la santé obscure de nos poumons
34 en cas d’incident, lisez, prenez votre temps, prévenir tout objet permanent ou personne suspecte au trois cent vingt neuf douze
33 j’aurais tant voulu pourtant, je voudrais tant, j’aurais tant voulu que ce soit toi mon prince marchant, et toi ma belle au bois mordant
32 alors une dernière flamme nous a retournés, un grand besoin de bain de sang, un grand retour de sang, un dernier tour ?
31 en cas d’incendie gardez votre sang chaud, ne criez pas au froid, suivez les conconsignes de sécucucurité
30 tant de sang a passé dans l’obscurité, le temps dormait si bien dans son sommeil, et voilà soudain qu’il se retourne !
29 j’aurais tant tou voulu, j’aurais tout l’temps voulu, j’aurais voulu tout le temps, et maintenant voilà qu’il nous sépare !
28 est-ce que je te dis encore quelque chose, ou bien vraiment plus rien ?
dis-moi dis-moi vite quelque chose (quelque chose…)
27 tant que le temps bougeait il était encore vivant, et puis il a cessé tu sais, et il s’est arrêté
27 n’arrachez pas cette note, ne la recouvrez pas par des meubles ou des dossiers, et ne la brûlez pas !
27 le temps aux babines retroussées, le temps diminué de moitié, les trois quart du temps, le très grand temps 27 il m’a suffi de te voir me voir pour voir que c’était tout, non non tu n’aurais pas dû brûler cette note
26 le temps me vient, le temps repart, le temps circulation illimité aux urgences, le temps coupé
25 interdiction : ne pas s’arrêter sur les bandes d’absence, attention aux odeurs de silence
24 tout de suite après je me suis dit : il n’y a plus rien à faire, il n’y a plus qu’à rien faire
23 carrefour modifié, fin de priorité, le temps qui passe n’y pourra rien changer
22 j’ai rien vu, j’ai rien compris, je n’ai pas vu la malchance qui se glissait dans mon lit
21 c’était sur l’autoroute, en été, c’était chez d’horribles amis (en effet)
20 en cas de mon absence tirez sur ma poignée, ah, nous avons bien changé…
19 il y a bien longtemps que je ne comprenais plus ce que je me disais
18 et je pensais : quelle est cette langue étrange dans ma bouche étrangère ?
17 une porte qui claque, un papillon de la nuit, c’est fini
16 un volet qui bat, une goutte de robinet, c’est fini
15 maintenant voilà, notre vie n’est pas plus qu’un souvenir
14 le souvenir d’une vie survenue par en dessous
13 le souvenir d’une vie qu’on vivra par la suite
12 un rayon de soleil, une table, fini
11 une vie qui ne nous a plus regardés
10 un véhicule de chantier, un nuage
9 une vie de désilluminé
8 tu dis : c’est fini. terminé.
7 terminablement fini
6 finalement c’est bien
5 c’est bientôt fini
4 c’est bien fini
3 (l’infini)
2 tu dis ?
1 mm…

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